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FEYDEAU !

Mise en scène : Julien Romelard

Avec : Teddy Melis – Thomas Pouget – François Perache en alternance avec Vincent Joncquez – Anne Louise de Ségogne.

Quand on monte Feydeau, on est toujours soupçonné de vouloir défendre un théâtre convenu dans les circuits du théâtre privé. Osons le mot, monter Feydeau c’est faire du théâtre bourgeois. Pour ceux qui voudront bien se pencher quelques instants sur cet auteur de génie, il apparaitra immédiatement que le théâtre de Feydeau est une satire de la bourgeoisie, de ses convenances et de ses fantasmes économiques et sexuels.

Le rideau se lève sur un monde sans histoire, satisfait de lui-même, obsédé par sa respectabilité, la sauvegarde des biens matériels, se tenant tant bien que mal entre l’interdit et la permission, entre ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Il fait de la sexualité un moteur comique qu’il met au centre comme principal problème de ses personnages. Le sexe devient à l’origine des malentendus, quiproquos essentiels de la pièce.

Le théâtre de Feydeau est une transe, une course folle. Cette folie puise ces origines dans le surréalisme et l’absurde qu’on retrouve chez Ionesco. La notion de folie y est essentielle, elle s’appuie sur une mécanique horlogère qui est celle de l’éreintement, l’a olement des personnages qui accélère le drame et multiplie les péripéties. C’est aussi une mécanique du langage : des êtres qui parlent pour combler la panique. Le silence revêt ainsi un caractère terrifiant, celui du vide. Feydeau y ajoute le pittoresque d’un accent qui vient révéler les écarts entre les univers sociaux.

La bourgeoisie actuelle n’est plus une classe sociale au sens où Feydeau la décrit, c’est unglissement intérieur de confort et de sécurité qui concerne tout consommateur. C’est une certaine idée de la quiétude collective qui tient dans un politiquement correct sécurisant. Que sont devenues les valeurs de la bourgeoisie ? Si la bourgeoisie s’est démocratisée, alors au fond… qui est bourgeois ?

Ainsi dans ce spectacle nous ne cherchons pas à tirer à boulet rouge sur une classe sociale particulière, mais nous voulons questionner cet endroit du couple, de la famille, du groupe re étant un certain « entre-soi », une peur de ce qui n’a pas été adoubé par le collectif, et son besoin du paraître pour s’assurer la reconnaissance.

Cependant, sans nous dédire d’une volonté farouche de dynamiser la culture dans les territoires ruraux, c’est le rire qui nous meut ! Quoi de plus savoureux pour des acteurs que de jouer Feydeau, quoi de plus drôle que de pointer du doigt nos mesquineries et nos solitudes ! Quoi de plus jubilatoire pour le public que de reconnaître ses travers dans les personnages qui lui sont montrés et les histoires qu’on lui raconte. Le rire d’abord. Le rire pour le plaisir. 

«Mais n’te promène donc pas toute nue !», George Feydeau

Le salon du député Ventroux. Celui-ci reproche à Clarisse, sa femme, de se montrer trop souvent en tenue légère devant leur ls ou leur domestique. Arrive Hochepaix, l’adversaire politique de Ventroux. Clarisse apparaît court-vêtue provoquant à nouveau la fureur de son époux et le scandale. L’élu se réjouit de l’embarras de son concurrent, l’épouse joue les ingénues dévêtues, et Ventroux voit la chronique de sa mort politique s’écrire sous ses yeux.

«Les pavés de l’ours», Georges Feydeau

Lucien doit rompre avec Dora, sa maîtresse, pour épouser la riche lle de sa marraine. En outre, écoeuré par la louterie des domestiques parisiens, il fait venir de la campagne un valet belge, Bretel, âme simple et pure… Les maladresses de cette perle rare s’accumulent jusqu’à provoquer l’effondrement des projets de mariage de notre arriviste, pour le plus grand bonheur de Dora !

Feydeau à guichet fermé pour les Bourgeois à Chambray-lès-Tours

La Cie des Sept-Epées proposait les Bourgeois, deux pièces de Feydeau « Mais n’te donc pas toute nue » et « Les pavés de l’ours ». Avec Anne-Louise de Ségone, Anthony Audoux, Thomas Pouget, François Perache, une mise en scène de Julien Romélard, ils vont, pendant ces deux pièces jouées non stop sur un rythme d’enfer, égratigner les convenances de la bourgeoisie avec beaucoup d’humour et d’énergie. Le public conquis va se laisser emmener dans toutes les tribulations de ses personnages ou la satire de la bourgeoisie et de ses convenances économiques, sociales ou sexuelles fait la part belle au jeu d’acteur. Spectacle participatif, à l’issue duquel le public était invité à partager avec les artistes quelques crêpes préparées par les membres de Chambray Solidarité Roger Pichot

37 degres-mag – Mathieu Giua Publié le 17 Février 2018

Saint Pierre-des-Corps « Sept -Épées « charme le public

La compagnie Sept Épées a « découpé » une belle tranche de rire pour le public vendredi soir dans le centre culturel très bien garni. Une tranche de rire qui commence dès l’entrée dans la salle avec un « stagiaire » plus vrai que nature. Un accueil augurant une bonne partie de fou rire digne des meilleurs Feydeau. Après une introduction on ne peut plus loufoque au beau milieu des spectateurs, la première pièce « Mais n’te promène donc pas toute nue » transporte la salle dans l’univers d’une bourgeoisie décalée comme aime si bien la traiter Feydeau. Le rythme est infernal, les répliques somptueuses avec des moments carrément hilarants comme l’épisode de la succion absolument grandiose. Les comédiens sont au service d’un texte bien fi celé. Dans la deuxième courte pièce « Les pavés de l’ours », le rythme ne faiblit avec des performances d’acteurs remarquables. Le serviteur belge, et son accent inégalable, la marraine, espèce de Maria Bodin du soir, se fondent dans un décor fait de cartons vides, synonymes de vie sans perspectives où les projets de Lucien s’écroulent. Dans un grand fracas de rire et de délire, bien servi par la mise en scène concoctée par Julien Romelard. En voulant mettre « Les Bourgeois » sous le joug de la compagnie « Sept-Épées », les quatre comédiens se jouent de la bourgeoisie à leur sauce. Une sauce piquante parfois, jubilatoire souvent. Tous les ingrédients en tout cas pour oublier les soucis du quotidien.

La Nouvelle République, 06/02/2017

La «Compagnie Sept-Epées» séduit avec «Les Bourgeois d’après Feydeau»

Fondée par Anne-Louise de Ségogne, en 2005, la «Compagnie Sept-Épées » fait partie de ces nombreuses compagnies qui enrichissent le territoire tourangeau. On ne répétera en effet jamais assez combien la Touraine est riche de propositions culturelles variées et de qualité. Et le théâtre ne fait pas exception à la règle. Parmi les nombreuses compagnies installées en Touraine, certaines comme la « Compagnie Sept-Epées » ont fait le choix de travailler au sein des territoires, au plus près des habitants. « Je pense que comme pour beaucoup de domaines, il faut éduquer à la culture, mais aussi faire prendre conscience qu’il y a une nécessité dans notre société, d’une culture professionnelle de qualité » juge Anne- Louise de Ségogne. « Notre objectif est de rayonner en région Centre en partant de cet ancrage territorial ». C’est ainsi naturellement que la directrice de la « Compagnie Sept-Épées » a décidé de privilégier la rencontre avec un public dans des territoires d’ordinaire moins pourvu en offres culturelles. Un travail qui s’apprécie dans le temps, loin des lumières que d’autres compagnies attirent sur elles, mais néanmoins indispensable. En prenant son temps, sans jouer la carte des réseaux, la « Compagnie Sept-Épées » réussit au fi l des ans à se faire un nom et à se faire connaître. En point d’orgue des onze premières années de la compagnie, citons la présence au Off d’Avignon en 2014, avec la pièce « Les Loges de la vertu » qui avait été saluée, y compris par Le Figaro qui en avait fait « une des « petites perles à découvrir » de cet été là. Pourtant, si Anne-Louise de Ségogne reconnaît que cela a permis d’accélérer la notoriété de la compagnie, pas question pour elle de changer les objectifs fi xés derrière ce succès.« Les Bourgeois, d’après Feydeau », une adaptation drôle et accessible.

37 degres-mag – Article écrit par Mathieu Giua – Tours, 10/01/2017.

«Le stagiaire perturbe la cérémonie des voeux» à Neuvy Le Roi

Pendant la présentation, Victor, campé derrière le maire, se faisait remarquer en commentant à voix basse les propos de ce dernier tout en dodelinant de la tête… Puis, les administrés ont été surpris, amusés, voir même parfois indignés, d’entendre le stagiaire intervenir à plusieurs reprises en interrompant Patrick Cintrat lors de son discours … Les Noviciens présents, à leur plus grand soulagement, ou même peut-être avec une pointe de déception pour certains, purent constater que ce stagiaire était en fait un acteur de la compagnie « Sept-Épées » qui leur avait joué une petite blague avec la complicité du maire.

La Nouvelle République, 13/01/2017.

Fin de saison en apothéose à Jaulnay

Vendredi soir, à la salle des fêtes, la communauté de communes du pays Richelais proposait son dernier spectacle de l’année. La compagnie Sept Épées, troupe professionnelle basée à Langeais, y a donné « Les Bourgeois », un spectacle revisitant deux pièces courtes de Georges Feydeau : « Mais n’te promène donc pas toute nue ! » et « Les Pavés de l’ours ». Mise en scène alerte, qualité des interprètes régulièrement invités du Festival d’Avignon et justesse des répliques de l’auteur, maître du vaudeville, ont provoqué de nombreux rires dans le public.

La Nouvelle République, 02/12/2016.

Sept-Épées : spectacle de qualité sur deux pièces de Feydeau à Saint Cyr sur Loire

Dès le début de la première pièce, les comédiens ont fait preuve d’un enthousiasme communicatif. Leurs jeux de scène, les répliques qui claquent… Au fil des actes, ils ont conquis les spectateurs. Le public a ri de bon coeur aux jeux de mots des acteurs et les a largement applaudis. Dans la seconde pièce, les acteurs avaient parfois du mal à cacher leur fou rire. Là aussi, les comédiens ont bénéficié d’applaudissements largement mérités et ont été rappelés à trois reprises. A l’issue de la représentation, ils sont venus partager un moment avec les spectateurs présents. Un excellent moment récréatif, avec des comédiens qui visiblement, prenaient plaisir à jouer.

La Nouvelle République, 04/12/2016.

Le triomphe de Feydeau à Vaugarni

La compagnie Sept-Épées a présenté samedi soir sa dernière création, « Les Bourgeois », une adaptation de deux courtes pièces de Feydeau : « Mais n’te promène donc pas toute nue », et « Les Pavés de l’ours ». Au milieu de l’hilarité générale, les quatre excellents comédiens s’amusent comme des fous. Les répliques fusent comme des balles, les situations enchaînent quiproquos et ambiguïtés, à la limite du scabreux, parfois. Au coeur de ce délire, la compagnie se joue de tous les pièges tendus par Feydeau. Sur un rythme effréné, l’auteur compose une cruelle satire de cette bourgeoisie qui n’épargne personne. La mise en scène de Julien Romelard, la finesse d’AnneLouise de Ségogne, directrice de la compagnie, qui a su s’entourer d’acteurs brillants, a transporté le public dans une frénésie d’applaudissements bien mérités.

La Nouvelle République, 03/12/2016.

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